Hotline Rétribution.

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Hotline Rétribution.

Message par Gal'Vron le Dim 26 Oct - 23:30

Un sévère mal de crâne, voilà ce qu’il avait depuis qu’il avait émergé des limbes de l’inconscience forcée. Se réveiller en cellule n’était pas la meilleure façon de commencer la journée mais il avait vu pire, surtout depuis le début de l’invasion de Chi Ro. Poussant un dernier soupir, l’écorcheur se regarda dans le miroir ; un cocard terrible, des traces de sang sur les plumes du cou et de la poussière sur ses vêtements. Pas de doute, ses assaillants avaient frappé de façon à ce que soit le plus spectaculaire, soulevant sa chemise le constat fut sans appel ; le plumage escamoté et pour un peu des traces de semelles sur son torse.
Environ un quart d’heure que sa lucidité avait prise le dessus sur sa faiblesse.
Le technicien aurait pu poussé une gueulante au garde qu’avait laissé le commandant, sans doutes celui qui l’avait repêché dans les bas fonds du tripot où il s’était fait roué de coups. Mais son maître ne laissait jamais les choses au hasard, peut-être qu’il se pointerait dans une heure, peut-être que dans une heure la police militaire se ramènerait pour l’envoyer en taule pour de bon. De toute façon il n’avait pas de quoi se faire un surin et il était hors de question d’esquinter le lavabo et les toilettes mise à disposition ; s’il pourrissait ici pour plus d’une semaine autant vivre dignement.
Des bruits de pas, le chef de groupe se mit debout et s’approcha du mur d’énergie pour voir qui arrivait : le commandant.

-Laissez tombé le garde à vous. Annonça ce dernier. Et asseyez-vous.
L’écorcheur s’installa calmement sur son lit en regardant son supérieur qui s’adossa contre le mur.
-La version officieuse ?
-Je me suis fait défoncé par trois rapaces en sortant d’une boîte de jeux pas tout à fait l’égale. Ils m’ont volé quatre mois de salaires.

Rog fût surpris par cette déclaration : ses soldats n’avaient pas pour habitude de jouer à des jeux de hasard, et il était surpris de voir que Gal’Vron s’y adonnait. Ca lui apprendrait à se reposer sur son intuition.

-Vous avez joué deux milles Gekz ?
-Cinq cent à la base, j’ai bien joué, j’ai bien triché et je me suis fait avoir comme un bleu à la sortie...
-Vous jouez de l’argent quand il y a des retards de paie ?
-Les jeux d’argents sont affaires de calculs, tout le monde voulait savoir d’où venait ces retards. Sauf le trio qui m’a explosé à la sortie en m’ordonnant de ne pas chercher trop loin pour ma santé, j’avais commencé mes petites recherches et ça aboutissait vers les affaires de commerce illégal. J'avais besoin de me détendre.

-C’était une menace envers vous où envers moi.

Il ne saurait pas le dire, il haussa les épaules.
Son supérieur soupira avant d’inviter son subordonné à sortir de la cellule avec lui.
Rien de tout cela ne devait sortir d’ici, ce qui allait suivre n’était pas officiel, pas une opération ni même un travail.
Ca allait être une vendetta.

***

L’ascenseur mettait quarante cinq secondes pour atteindre les soutes où se tenaient les opérations clandestines des contrebandiers. C’était largement suffisant pour se changer ; déboutonnant son pantalon de civil en un éclair, il en enfila un autre tiré du sac à dos qu’il s’était trimbalé pendant une heure, le temps qu’on s’habitue à sa présence sur le vaisseau.
Quinze secondes.
Enlevant son t-shirt avant d’en mettre un autre à manche longue, l’écorcheur s’habilla d’un gilet rouge sang.
Qui était-il pour juger ?
Personne.
Qui était-il pour punir ?
Personne.
Qui lui donnait ces droits ?
Un officier idéaliste et paradoxalement, très pragmatique.
Que voulait-il vraiment ?
Une vengeance.
Les deux portes s’ouvrirent, dévoilant un être qui ne laissait rien filtrer, pas même une émotion malgré les torrents de violences qu’il allait provoquer dans la minute, un masque de volatile moins évolué d’Eayn au visage. Les soutes étaient vides, aucune lumière si ce n’était un mince filet blanc au sol, découpant la silhouette d’une porte.
Une seconde lueur en dévoila un peu plus ; le bec d’un écorcheur qui devait faire office de videur alors qu’il s’allumait une cigarette. Allumant les lumières, Gal’Vron s’avança alors que le garde eu un petit rire en entendant la respiration bruyante du vengeur.  

-T’es l’invité surprise de la soirée mon pote ?

Un coup dans les valseuses suivit d’une mise à terre l’informa que non, un coup de pied au visage régla définitivement la question de son conscience et peut-être même de sa capacité à penser pour les prochaines années.
Le technicien attendit une seconde, puis deux, puis trois.
Aucun signe d’agitation à l’intérieur.
Enfonçant la porte à charnières d’un coup de pied, écrasant le bec d’un des convives présents, le soldat fonça sur le premier qu’il vit et le renversa au sol. Un coup dans le dos le fit revenir à la réalité et l’écorcheur frappa à la rotule de son assaillant, lui arrachant un cri de douleur alors qu’il passait déjà à celui par terre. Ecourtant la vie des deux rapaces grâce au couteau de l’un d’eux, le chef de groupe se tourna vers le reste : un kig-yar qui brandissait une matraque électrique. Jouant la sécurité, le vengeur balança une lampe à lave au visage de son adversaire qui ferma les yeux avant d’encaisser l’objet et de perdre conscience.
Plus personne en vue.
Il s’accorda un petit instant de repos et s’assit sur l’un des sièges tâchés de sang et s’abandonna à une contemplation des lieux ; une télé qui diffusait une vieille série populaire sur Eayn avec tout les épisodes sur une carte mémoire sur laquelle on avait gribouiller son nom au marqueur indélébile.
Il y avait une table basse en métal avec des cartes et plein d’argent sale.



Un long gémissement l’informa que sa première victime se remettait doucement de son bec écrasé. Quittant l’ensemble de quatre sièges en enjambant la paire de cadavres jonchant le plancher l’individu toisa sa victime avant d’enlever son masque.

-Ma paie.
-Je ne l’ai pas ! Implora le rapace.

Mauvaise réponse.

-Pourquoi ?
-Je ne sais pas ! S’affola-t-il. Mon boss détourne des fonds pour... Je sais pas, je ne sais même pas où il va, je connais pas son nom je le jure, c’est un élite.

Silence.
Ca ne lui plaisait pas de faire durer le suspens, surtout quand une vie en dépendait, mais il fallait peser le pour et le contre. Tordant le cou du dernier survivant, l’écorcheur se changea de nouveau dans l’ascenseur ?
Que venait-il de faire ?
Déambulant dans les quais, l’écorcheur s’assit près d’un Spirit en réparation, penser à autre chose voilà ce dont il avait besoin.
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Re: Hotline Rétribution.

Message par Frenchtouch03 le Mar 4 Nov - 14:39

Vrela ‘Volamnee sortit en soupirant de la pièce où son ami, Moran ‘Fumeenee se remettait difficilement de ses blessures. Après plusieurs jours dans le doute, les médecins avaient finalement jugé son état stabilisé : il s’en sortirait. Quant à lui, il allait enfin pouvoir se reposer après ses éreintantes missions sur Estorpolice. Une sale affaire…
S’appuyant contre un mur, le Sangheili fut absorbé dans ses réflexions. Mais, comme un sinistre souvenir de la guerre, de longues lamentations s’imposèrent petit à petit à son ouïe, à pas aussi feutrés que l’ombre…
« Il y a quelqu’un ? »
Cela venait visiblement du couloir sombre, à sa gauche. Il entra dedans, constatant dans quel endroit il se trouvait, un endroit qu’il évitait malgré lui, dont on ne parlait jamais : l’hôpital des Grognards.
C’est pour cela qu’il n’y avait qu’un éclairage défectueux ici… Les yeux de Vrela détaillèrent son lugubre entourage : des Ungoy à moitié nus étaient allongés à même des plaques de métal, servant à la fois de lit, de table d’opération et de transport des morts… des gémissements se mêlaient au bruit des instruments d’amputations sectionnant les os, le tout baignant dans une insoutenable odeur de méthane, de sueur, d’urine et de sang… Personne ne s’inquiétait des Grognards blessés au combat. Pour beaucoup, ils étaient là pour ça, non ?

Un instant immobilisé par l’horreur de l’endroit, ‘Volamnee fut ramené sur terre par le touché d’une petite main sur son mollet. Baissant la tête, il vit la petite face de Yuyup, baigné de larmes.
Il commença par parler très vite dans sa langue natale, le tout entrecoupé de sanglots. L’Elite n’y comprit rien, malgré sa science dans toutes les langues de l’Alliance, mais le petit extraterrestre le tira par la cape vers un coin un peu isolé du chaos alentour. Là, sur l’un des rares matelas croûteux disponible pour le bien-être des patients, gisait un Grognards atrocement mutilé. On aurait dit que celui qui avait fait ça avait travaillé à rendre les blessures les plus écœurantes, les plus spectaculaires possibles. Voilà donc pourquoi Yuyup, pourtant endurci pour un Grognard, se sentait si mal. Instantanément, l’esprit militaire du Sangheili identifia les blessures comme un moyen de dissuasion ; quelque soit le monstre qui avait fait ça, il voulait impressionner la populace Grognards.
« Calme-toi, Yuyup, fit l’Elite en se baissant à hauteur de son camarade. Dit moi qui a fait ça… »
Entre deux hoquets, un nom tomba : « Ceux du Marché Noir »…

Même au milieu de la foule, Vrela ‘Volamnee ne parvenait pas à passer inaperçu… Il était de haute taille, de forte stature ; même certains des plus petits Elites se retournaient sur son passage ! De plus, son accoutrement inhabituel suscitait la curiosité des badauds quand il prenait un instant pour se repérer dans les dédales que sont les quartiers Covenants d’un vaisseau amiral. Pour la discrétion, ce n’était pas l’idéal ! Pourquoi ne pouvait-il pas se rendre plus petit, comme ses amis Grognards ? En lui, une voix pleine de suffisance, reliquat d’un enseignement extrémiste imposé aux jeunes recrues en provenance de Sangheilios, lui rappela qui s’il était plus grand, cela lui donnait le droit de gouverner les plus petits auxquels ils pensaient justement, mais qu’en contrepartie il devait régenter la vie de ces troupes inférieures et indisciplinées. Même si cela faisait longtemps qu’il ne considérait plus les Ungoy comme des êtres inférieurs, Vrela venait tout juste d’emprunter la voie longue et douloureuse qui ferait de lui le fameux Paladin, et croyait encore à un certain « droit sacré » que les Sangheili pouvaient exercer sur les autres membres de l’Alliance… Il lui faudrait encore quelques temps avant de se rendre compte qu’une puissance physique supérieure et un plus haut grade impliquaient plus de responsabilités, bien avant de pouvoir ressentir la moindre impression de privilèges…
Toujours est-il qu’il arriva au bâtiment décrit par l’ami de Yuyup. Il entra. Dans un bloc d’habitation lambda, vide et sans intérêt, deux Ecorcheurs à la face couturée de cicatrices le dévisagèrent, surpris : les Sangheili descendaient rarement dans ce genre quartier, comme le témoignait la population alentour.
« Que voulez-vous, mon Instructeur, demanda l’un d’eux, obséquieux.
-Pas de ça avec moi, l’ami, répondit Vrela ‘Volamnee en tenant de rendre sa voix le plus « canaille » possible. C’est bien ici qu’on s’amuse, non ?
-Qu’on s’amuse ?
-Oui, c’est cela… J’ai une grosse somme d’argent à dépenser et je m’ennui. On dit qu’ici est un bon endroit pour les cas comme moi.
-Mmh… Une grosse somme ? »
Les deux Ecorcheurs lorgnaient leur interlocuteur avec un intérêt nouveau.
« Oui mais, fit l’un, toujours un peu prudent… Le mot de passe ? »
Vrela écarta légèrement sa cape et révéla tant d’argent que bien peu des habitants de ce quartier en virent jamais autant : c’était une paye d’Elite, avec la prime de montée en grade.
« Cela se passe-t-il de mot de passe ?
-Oui. Oh oui. Suivez-nous. »
Les deux extraterrestres amenèrent leur hôte devant un mur que rien ne différenciait des autres. Grattant leurs griffes selon un air discordant mais précis, les Ecorcheurs envoyèrent un signal au gardien de l’autre côté de la porte secrète. Celle-ci s’ouvrit, révélant une salle à l’ambiance chaude et enfiévrée, rectangulaire, avec un bar et un escalier menant à une pièce au côté opposé à Vrela.
« Asseyez-vous là, dit un Ecorcheur en désignant une table au plein milieu de la pièce. Des joueurs ne devraient pas tarder à arriver vous disputer vos possessions… Bonne soirée et bon amusement, l’ami ! »
Lentement, ‘Volamnee se rendit à sa table de jeu. Au plein centre de la pièce, elle était parfaite pour subir traquenard.
Bientôt, et comme il s’en doutait, quatre personnes s’approchèrent de lui : deux Rapaces, une Brute au sourire carnassier et figé, et un Grognard transportant un plateau sur lequel était disposé des verres remplies à ras-bord d’un tord-boyaux quelconque.
À portée de voix, la Brute apostropha le Sangheili et partit d’un rire tonitruant en lui tapant l’épaule une fois près de lui.
« Alors ! On vient s’encanailler avec le bas peuple, mon Instructeur ? Oui, j’ai remarqué votre grade, malgré votre drôle d’accoutrement ! On m’avait prévenu que l’on avait un invité de marque, mais - grands dieux ! - je ne m’attendais pas à cela ! »
Il mima une grossière révérence.
« Donc, vous vous ennuyez avec tous vos privilèges et votre argent, hein ? Vous tombez bien ! Ici, c’est la loi de la jungle : ceux qui perdent sont traités d’égal manière, même si c’estun de la haute comme vous ; on vous flanquera à la porte à coups de pieds dans le train une fois que vous serez saoul et sans argent, sauf votre respect mon Instructeur, arh arh arh arh arh ! »
Et la Brute continua comme ça longtemps, baratinant, rigolant, préparant un jeu de cartes virtuelles que les Humains pourraient rapprocher du poker… Il malmenait aussi le Grognard pour qu’il remplisse les verres plus vite, et descendait d’une traite sa chopine personnelle, bien plus grosse que les récipients des autres consommateurs.
La partie s’engagea. Les deux rapaces se disputaient parfois la mise ou s’accusaient de tricher, mais un coup sur la table de la Brute les remettaient alors sur le droit chemin.
« En fait, fit ‘Volamnee au milieu de son tour. Je ne connais pas vos noms ?-Tut-tut, le coupa le Jiralhani. Pas de ça entre nous. Ici, c’est un peu le monde du péché, du secret… Mais ce n’est pas la peine de tenter le diable pour autant, arh arh arh ! Moins nous en saurons sur nous les uns les autres, mieux ce sera. Je peux juste vous dire que mes associés sont surnommés Griffe et Electrique - et avec une fierté non dissimulée, de plus - j’ajoute que l’on me surnomme le Bourreau. Ne me jetez pas ce regard là, arh arh arh ! C’est à cause de ma propension à jeter dehors tous ceux qui font du grabuge ici… Les mauvais esprits, ce que c’est… Vous n’avez toujours pas touché à votre verre ? Bon. Et comment vous surnomme-t-on ?
-Le Paladin.
-Non, vraiment ? Comme quoi, on peut vraiment se tromper, arh arh arh »
Un gros bruit résonna au fond de la salle de jeux : une bagarre venait d’éclater entre des gagnants heureux et des perdants désespérés.
Lançant un juron, le Bourreau s’élança vers eux, les poings prêts à s’ébattre, suivit de ses acolytes.
Se servant de cette diversion arrivant à point nommé, Vrela vida son verre dans le liquide coloré de la chopine de la Brute. Il se mélangea à son contenu sans laisser de trace.
Une fois revenus, mes trois compères jetèrent un regard appuyé au verre vide. Le tour suivant se passa plus silencieusement que d’habitude ; même le Bourreau faisait attention en buvant.
Puis il glissa de sa chaise et tomba sur le sol, inanimé.
Les regards paniqués des deux Kig-Yar allèrent de la Brute à l’Elite. Quand ce dernier se leva, ils sortirent instinctivement deux longs couteaux, trahissant encore plus leurs intentions criminelles à son égard. Récupérant son argent, Vrela envoya voler la table contre Griffe. Il n’y eu qu’Electrique pour recevoir un solide coup de poing contre la figure. Puis, le Sangheili empoigna le répugnant malfrat et demanda d’une voix terrible :
« Si tu ne veux pas visiter les enfers prématurément, réponds à mes questions sans mentir. »
L’autre se contenta de le fixer, crachotant du sang par son bec cassé, ses yeux injecté de la même matière.
« Un Grognard Mineur, poursuivi l’autre, à la peau grise, avec une tâche de naissance marron sur le bras gauche. Ca te dit quelque chose ?
-Peut-être…
-Répond !
-Oui oui ! Je me souviens maintenant ! C’est le Bourreau qui s’en est occupé… Je ne suis qu’assistant… L’inférieur avait dit qu’il nous dénoncerait… »
À ce moment-là, la méchanceté de bas étage reprit le pas sur la peur que ressentait le tortionnaire :
« Je me souviens encore de ces accusations… « Vous êtes méchants ! » ! Ah ah ah ! Les Ungoy sont si stupides… Et celui-là était si pitoyable que je suis presque navré que l’on ait dû se servir de lui pour l’exemple ! »
Bouillonnant dune colère contenue, Vrela envoya le Kig-Yar au loin, mais avec tant d’élan, mais avec temps de force, que celui-ci se brisa le crâne sur le sol et répandit sa cervelle sur le sol. Cette fois-ci, la salle devint silencieuse… jusqu’à ce que la Brute, grognant et jurant, ne se relève.
« Arh arh arh, ria-t-il, comme à moitié fou. Tu es malin, je dois l’admettre, l’ami… Plus qu’un Ungoy ! Mais pourquoi te soucier d’eux ? Tu sais, c’est dangereux de se mêler de ce qui ne te regarde pas… »
Chancelant encore sous l’effet de la drogue transvasée dans sa chopine, la Brute porta deux doigts à sa bouche et lança un long sifflement.
Les trois Ecorcheurs gardant le passage secret rappliquèrent aussitôt, des fusils à aiguilles pointés sur le Paladin.
Désignant ‘Volamnee, le Bourreau leur fit signe de l’abattre.
Mais Vrela s’attendait à de telles extrémités ; d’un coup, il fit tourner sa cape autour de lui, d’une seule main. Les tirs fusèrent, mais ils rebondirent contre le mystérieux artéfact Forerunneur ; l’une des aiguilles alla même se ficher dans le bras de l’un des tireurs ! Une fois les chargeurs vides, le Paladin révéla sa seconde main, tenant un fusil à plasma qui, en quelques rafales, élimina les désagréables créatures semblables aux oiseaux. Dans un même mouvement, il tourna sur l’ui-même et explosa plusieurs dizaines de bouteilles d’alcools et de drogues de contrebande… Le mauvais travail de plusieurs mois.
Avec un rugissement bestial, le Bourreau, s’étant lâchement approché de l’Elite alors qu’il était occupé à ne pas finir transpercé d’aiguilles, l’enserra dans ses bras à la manière des gorilles et, preuve de sa grande force, le souleva de terre pour l’étouffer sans que sa proie puisse prendre appui pour lutter.
Mais ‘Volamnee se servit de la particularité qu’on les Sangheili d’avoir un cou long et mobile ; le bouclier de son armure s’illuminant alors qu’il disparaissait sous l’étreinte d’acier de son adversaire, le Paladin se débattit autant qu’il le pouvait, se retrouvant face à face avec la bête. Son cou souple se tordit et, d’un coup de son casque pointu, lacéra douloureusement le visage du Bourreau… Ce dernier tituba en arrière, lâchant son adversaire ; ce dernier reprit son souffle, car son bouclier énergétique avait été forcé par la force animale du Jiralhani. Mais alors qu’il essayait de le reprendre, son souffle fut coupé une nouvelle fois, mais par la vision qui s’offrait à lui : le visage du Brute se soulevait, se retirait, comme une peau de banane que l’on enlève de son fruit ! Grognant encore à cause de la douleur, le Bourreau, remarquant l’air choqué de Vrela, retira définitivement son masque de chair, révélant une affreuse figure sans poil, un visage et une tête écorchée de manière barbare ! Sur ce triste tableau, la blessure infligée par ‘Volamnee était affreuse à voir… Du sang s’écoulait du menton jusqu’à la tête, où une autre matière - peut-êter une partie du cerveau ? - s’écoulant dans un grouillement répugnant…
« Regarde ce que tu m’as fait, rugit-il. Voit, oui voit ! Observe et apprend ! Tu as détruit des mois et des mois de travaux acharnés ! Mais attends un peu… Je suis le roi du camouflage, je peux prendre la figure, la peau de plus de cinquante Brutes, toutes supprimées de mes propres mains ! Je suis le Bourreau, et tu ne me retrouveras jamais ! Mais moi, j’aurai ta tête ! Je te dépècerai vivant, prenant autant de plaisir à jouer avec ta peau chaude et vivante qu’avec celle qui sera plus tard froide et craquelée ! Je prendrai ton visage, je l’enfilerai… il sera un peu petit… mais je regarderai tous les soirs mon reflet… et je me dirai… oui ! Oui ! J’ai bien fait d’être dans le bon camp ! Saleté de Sangheili ! Justice, honneur… J’y opposerai la force brute et le mensonge… Et un jour… je te tuerai ! »
Sortant un ancêtre du Mauler de son étui, le Bourreau, en proie au délire, vida le chargeur sur Vrela tout en disparaissant par une porte dérobée… La rapidité de l’attaque avait été telle que la chevrotine réussit à pénétrer l’armure de l’Elite afin de le blesser. Le coc en lui-même l’envoya bouler un peu plus loin. Le temps qu’il se relève, les « clients » et autres joueurs de l’endroit se précipitèrent vers la sortie, en proie à la panique. Ils l’écrasèrent sans le voir, si bien que, après quelques secondes qui lui parurent une éternité, Vrela ‘Volamnee se retrouva seul, la menace du Bourreau résonnant encore à ses oreilles.

« Oh merci-merci, grand-noble Elite, s’exclama l’ami de Yuyup, suffisamment remit de ses blessures pour étreindre le bras de Vrela. Merci pour mon argent ! Mais vous avez dû risquer votre vie, brave-brave Sangheili ? »
Vrela ‘Volamnee ne répondit pas, et se contenta de hocher la tête en donnant une dernière tape dans le dos du Grognard. En réalité, l’argent provenait de sa propre paye : le butin des contrebandiers avait été emporté dans la panique qui avait suivi l’échauffourée ; peut-être par Griffe, peut-être par le Bourreau, ou un autre…
En sortant de l’hôpital pour se retrouver sous l’éclairage violacé propre aux Covenants et qu’il appréciait tant, Vrela ‘Volamnee soupira un grand coup. Il allait pouvoir aller se coucher avec le sentiment d’une bonne tâche accomplie… mais pas avec la conscience tranquille.
Ainsi, le Paladin s’enfonça dans les ombres des dortoirs remplis de gens qui, eux, se souciaient fort peu des problèmes des plus petits que soit…
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Re: Hotline Rétribution.

Message par Gal'Vron le Lun 10 Nov - 17:57

L'élite vaquait à ses occupations, toujours avec une partie de l'esprit occupé par le marché noir, si ce n'était toute son âme qui gardait cette affaire dans un coin.
Pourtant son cerveau le rappela à l'ordre quand son émetteur récepteur reçut une communication crypté.

-Mille pardons pour cette demande incongru instructeur, annonça un écorcheur qu'il avait déjà entendu. Mais j'ai un problème fort moche qui requière l'intervention d'un élite. Je ne sais pas ce que mes hommes ont fait mais je crois qu'ils auraient besoin qu'on leur apprenne comment se servir d'une chambre froide. Si vous pouviez passer dans les soutes à provision du vaisseau ça m'aiderait beaucoup.

Joli demande codée, même si un peu inutile du fait de l'utilisation d'un canal crypté.

***

-Impair! S'exclama l'écorcheur.

Toujours la folie du jeu, même s'il avait vite retrouvé sa solde ça ne l'empêchait pas de continuer à jouer pour une autre raison ; ordre express du commandant qui voulait en savoir plus en s'infiltrant au coeur des opérations. Mais pour ça il lui fallait un pion tout dévoué, le technicien s'était porté volontaire par simple désir de vengeance envers ceux qui étaient entrain d'escroquer toute la flotte. Sans doutes que Rog ne voyait pas les choses de cet oeil, mais lui, voulait sa revanche.
Les autres finirent d'annoncer leurs estimations, beaucoup d'avis contredisant le sien, mais il avait bien écouté ; les dés faisaient un bruit sec quand ils étaient impairs et étouffé quand ils étaient pairs.
Il allait gagné.

Le maître de table retira le gobelet ; pair.

Soupir du rapace qui venait de perdre sa mise, heureusement qu'il n'avait pas tout parié. Ca lui apprendrait à se croire trop malin, surtout après les événements récents, aujourd'hui encore on parlait d'un monstre à tête d'oiseau qui aurait sauvagement assassiné plusieurs malfrats. Un esprit de vengeance pour les plus superstitieux, un Ossoona pour les plus paranoïaques, ces espions des prophètes veillant à la sécurité intérieure comme extérieure. En tout cas la sécurité avait été renforcée ; plus de gardes, mots de passes plus longs et plus complexes, les truands commençaient à sentir la peur dans leurs rangs.

-Y aussi un autre timbré qui se traîne en liberté, plus dangereux ; le paladin. Rajouta un garde derrière le maître du jeu.
-Le paladin?
-Un fou qui a fait un carton sous les yeux des joueurs.
-Je ne sais pas ce que je préfère. S'interrogea un parieur. Un fantôme sans visage qui tue peu, où un maniaque qui cartonne.

Le fantôme, voilà comment on avait surnommé l'individu meurtrier qui tuait pour le compte de Rog. Plutôt flatteur, c'était toujours mieux que le paladin qui faisait penser au bras armé de la justice et de l'honneur.
Préférant éviter les questions gênantes sur lui et ses activités nocturnes, l'écorcheur quitta la table pour s'orienter vers le bar d'où il avait une vue d'ensemble sur les lieux ; le tripot était tout ce qu'il y avait de plus banal pour une boîte de jeu rapace ; des tables basses avec des coussins où l'on jouait à toute sorte de jeux. Une porte dérobée qui menait à des salons privés et une autre qui cachait les transactions plus que douteuses, sans doutes y avait-il des amphétamines. A défaut de se servir il pourrait voir ce qu'il y avait de mieux ; plus pure était la drogue, plus longtemps il restait éveillé et c'était un point crucial quand le chef de groupe devait tenir la cadence.

-J'ai envie de consommer quelque chose de puissant, je trouve ça où?
-La porte à votre droite. Évitez de trop toucher votre flingue, les échanges obéissent aux règles d'avant les deux guignols qui ont fait un carnage.

Hochant la tête, Gal'Vron se dirigea vers les zones les plus profondes du marché noir, sans aucun doutes qu'en grattant un peu la peinture il trouverait un mur caché, mais rester à la surface et prendre une bonne bouffée d'air avant d'attaquer en détail le réseau de commerce illégal vaudrait mieux.
Un autre monde s'offrait à lui ; la lumière tamisée du bar avait disparu pour céder place à l'illumination totale par des lampes à plasma. Des étagères bourrées de fusils, grenades et armures en tout genre quand ne s'empilaient pas des tonnes de composés chimiques.
L'un des gorilles (au sens propre, une brute gardait les lieux) l'orienta vers l'une des chambre froides.
Pénétrant dans l'endroit désigné par le colosse de chair, le technicien eu la jolie surprise de voir une magnifique dealeuse qui réveilla des instincts qu'il avait réussi à faire taire à présent. Ce n'était pas son corps qui l'attirait, mais plutôt sa façon d'être.
Une minute.
Il avait eu un coup de foudre?
Une de ces conneries qui faisaient tout foiré en mission.
Ou peut-être qu'il avait juste envie de s'envoyer en l'air depuis le temps qu'il étouffait ses pulsions animales.

-Tu veux quelque chose?

Salope! Depuis quand tutoyait-on un supérieur? Déjà que dans cette société matriarcale les femmes exploitaient les hommes, si maintenant elles ne savaient plus se tenir devant des supérieurs. En publique il lui aurait mis des petites claques humiliantes derrière le crâne.

-Des amphétamines.
-J'aurais pensé que tu aurais voulu plus.

L'écorcheur serait bien heureux quand il aurait réussi à se rendre totalement opaque en face d'une femme. Celle-ci s'approcha de Gal en roulant des hanches avant d'explorer les reliefs de son cou avec des mains expertes.
C'est qu'elle aussi en voulait, la bougresse. Il n'aurait pas dit non dans d'autres circonstances mais là, s'envoyer en l'air en service trahissait un manque de professionnalisme flagrant et ça, ça ne passerait pas.
Alors qu'elle faisait descendre une de ses mains, le chef de groupe se décala sur le côté, non c'est non.

-Bon, je vais chercher tes produits, je reviens de suite.

Elle referma brutalement la porte au passage, coupant toute fuite à son compatriote.

-J'ai ton micro, celui que tu avais caché au cou. Annonça la garce. Je ne sais pas qui est à l'écoute mais vous avez intérêt à me livrer la somme de, 20 000 Gekz sinon votre informateur finit en sorbet.

Elle voulait se procurer un vaisseau capable de faire un saut en sous espace pour retourner sur Eayn. Une salope de déserteuse.
Il était baisé, sans aide il allait finir en glaçon.
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Re: Hotline Rétribution.

Message par Frenchtouch03 le Jeu 27 Nov - 12:18

Enfin les bouteilles d’alcools offertes par les collègues allaient servir à quelque chose. Vrela ‘Volamnee avait eu vent d’un autre lieu de jeu et de débauche ; maintenant qu’il était au courant, il lui semblait que cela poussait comme des champignons… Son contact avait été Gal’Vron, l’Ecorcheur avec lequel il avait déjà discuté. Sur le terrain, ils avaient même failli se croiser… Et comme un ami a besoin d’aide, ‘Volamnee répond présent. Mais pas question d’y aller en habit de Paladin : tout le monde le reconnaîtrait… Ainsi, il avait fourré sa cape et son casque Forerunneur dans un sac, et couvert le tout des bouteilles d’alcool qu’on lui offrait aux fêtes, et auxquels il ne touchait jamais.
Dehors, le vaisseau était passé en mode nuit : les gens normaux dormaient… seules les canailles étaient encore éveillées… les canailles et leur extrême contraire.
Il était temps de se mettre en route.

La sentinelle Ecorcheur regarda l’Elite qui se présentait à elle d’un drôle d’air :
« Ca alors, Nal, tu d’vrais v’nir voir… C’est-y pas un Sangheili qui s’ramène dans notre humble maison d’jeu ? Comment qu’il a fait pour avoir l’adresse, le Sangheili ?
-Un ami me l’a donné. C’est un lieu de rendez-vous discret.
-Un ami, mmh ? C’est-y pas plutôt un ennemi qu’ta torturé, mmh… le Paladin ? »
Mince. Ces gardiens n’étaient peut-être pas stupide que ça.
« Laisse tomber, Vrinik… fit l’autre Ecorcheur… T’as fait l’coup à tous les Elites qui sont passés ce soir… T’auras pas la prime, et pi’ c’est tout. S’cusez-le, m’sieur, il est un peu bête, mais faut pas lui en vouloir. Par contre, j’vais être obligé d’fouiller dans c’sac. Sécurité, v’voyez… »
Vrela montra ce qu’il transportait… en partie :
« Ce ne sont que des bouteilles que j’aimerai revendre… Nous sommes au marché noir, non ?
-Oui oui, si vous l’dites, m’sieur… Mais… »
Nal montrant encore des doutes, Vrela lui plaça de force une bouteille dans la main :
« Tenez, pour votre formidable travail ici.
-Oh oh ! Merci, monseigneur… répondit l’autre en effectuant une caricature de salut… ‘Pouvez passer, pour sûr… »

Enfin de l’autre côté, le Paladin observa la pièce dans laquelle il se trouvait. Si le dernier lieu de ce genre qu’il avait visité - en rencontrant le terrible Bourreau - ressemblait à un saloon, cet endroit était nettement plus cossu… Peut-être pas l’extrême luxe, mais l’on sentait tout de même la richesse ambiante… D’ailleurs, cela se remarquait (Ou venait ?) par le fait que certains clients de ce commerce illicite étaient des Elites, tout comme Vrela. Même s’il s’y attendait, son cœur se serra en pensant que certains de son espèce s’abaissaient à ce point, plutôt que de défendre la veuve et l’orphelin comme son code l’honneur lui ordonnait.
Tiens donc : on parlait du Paladin, en chuchotant ou se vantant d’être prêt au cas où il arriverait… Mais là où on ne se vantait pas, c’était en parlant du « Fantôme », un exécutant discret et impitoyable de Rog’Jado. Qui pouvait bien être ce Fantôme ?
Tout à ses réflexions, il alla s’assoir, attendant Gal’Vron. En observant bien les alentours, il se dit finalement que les clichés sur ce genre d’endroit étaient fondés ; en quelque sorte, il n’était que l’espion s’infiltrant dans le commerce des bandits… Il ne manquait au tableau que l’habituelle jeune femme, fort avenante, travaillant pour le méchant mais se repentant à la fin… Mais c’était impossible : les seules créatures femelles ici présentes appartenaient aux espèces des Kig-Yar et des Unggoy… et pourquoi une telle personne travaillerait-elle pour le Bourreau ? De plus, cela faisait bien longtemps que Vrela ‘Volamnee n’avait pas vu de femme Sangheili… En fait, en avait-il jamais vu ? Il était plutôt jeune, mais faisait parti de cette génération arrachée à leur mère dès leur naissance pour devenir des machines de guerre, jetés dans les fosses de Sangheilios, réservées aux individus masculins… C’était là de bien douloureux souvenir… Il y avait eu des drames… de la colère… Vrela essayait de ne plus y penser. Mais peut-être qu’un jour - qui sait ? - ces origines connues de lui seul referait surface, pour le meilleur ou le pire… Maintenant qu’il y pensait, cet épisode lui rappelait…
« Que puis-je faire pour vous, beau Sangheili ? », fit une voix de femme, derrière lui.
Malgré lui, le souffle de Vrela se coupa. Les clichés étaient-ils donc vrais ? Lentement, il se retourna…
… pour voir une Ecorcheuse vendeuse de drogues. Même si tout était apparemment fait chez elle pour exciter la libido des mâles normalement constitués, les Elites étaient un cas à part… Des générations et des générations de soldats déracinés, embrigadés, obnubilés par la guerre et l’honneur, avaient en grande partie brisé le sentiment sexuel chez les Sangheili. Une fois, l’un des rares mariés qu’avait croisé ‘Volamnee lui avait confié s’être lié à sa femme par devoir, et non par envie… Malgré l’éveil et l’ouverture de son esprit, Vrela n’arrivait toujours pas à trouver cela mauvais, destructeur à long terme pour son espèce… Il lui fallait encore progresser sur la voie du Paladin.
« Je disais : vous désirez quelque chose, Sangheili ? reprit l’Ecorcheuse, un peu étonné de l’air soulagé et absent de son potentiel client.
-Oui, oui, bien entendu, oui... Je cherche un Ecorcheur.
-Un Ecorcheur ? Pourquoi ça ?
-C’est un de mes contacts… Je l’attends ici depuis quelques temps. Il m’avait recommandé cette table, mais je ne le vois pas arriver.
-Il vous avait recommandé de vous asseoir à cette table, vous en êtes sûr ?
-Tout à fait.
-Intéressant… D’habitude, nos clients n’ont pas de problèmes.
-Soyez assurée que je suis navré de vous en causer. »
L’Ecorcheuse pouffa un peu ; les Sangheili avaient une manière si drôle de s’exprimer…
« Excusez-moi, mais vous… peu importe. Suivez-moi, je crois savoir où se trouve votre ami. »
Vrela se leva et accompagna la serveuse (Il ne savait pas que c’était elle qui avait enfermé Gal’Vron quelques instants plus tôt !) dans un couloir, une aile de l’endroit coupé du bruit et des regards du reste de la salle de jeux. Bientôt, ‘Volamnee fut proche de l’endroit où son ami l’Ecorcheur était emprisonné.
« Voilà, c’est ici. fit l’Ecorcheuse avec un drôle d’air en désignant une fenêtre et une porte solide.
-Gal’Vron !? » s’exclama l’Elite en voyant son camarade attendre dans l’ambiance glacée de la chambre froide !

C’est le moment pour nous d’ouvrir une grande parenthèse, indispensable à la bonne compréhension de la suite du récit : il faut savoir que le Paldin n’enlevait jamais son armure de fonction. Au départ, cela était surtout par orgueil, car il se sentait fort du symbole de son rang. Ensuite, il la garda surtout par esthétisme, et, enfin, quand il emprunta la voie du Paladin, il apprit rapidement à laisser même son interface de combat branchée en permanence, afin de constamment surveiller ses ennemis, qui devenaient de plus en plus nombreux… Donc, si Vrela n’a pas été surprit par ce qui va suivre, c’est que son détecteur de mouvement était toujours branché… Fermons la parenthèse et continuons notre histoire.

« Gal’Vron !? » s’exclama l’Elite en voyant son camarade attendre dans l’ambiance glacée de la chambre froide !
Mais il n’eut pas le temps de plus réfléchir à la manière dont son contact avait pu finir enfermer dans cette pièce remplie de drogues et autres matières congelées, car un Brute surgissait de derrière une étagère dans la pièce derrière lui !
Se retournant immédiatement, Vrela reçut son adversaire d’un coup de poing en pleine figure. Le Jiralhani tituba en arrière, mais n’en fut pas arrêté pour autant : revenant à la charge, il para cette fois-ci les coups de son adversaire, lui immobilisant les bras. Mais l’art de combattre chez les Sangheili entraînait toutes les parties du corps ; d’un spectaculaire coup de pied ascendant-descendant, il heurta violemment et par deux fois le crâne de son adversaire ; ce coup de pied, à la moitié de sa puissance, aurait brisé un Humain. Sur le Brute, il fut suffisant pour l’assommer.
L’Elite se retourna. La vendeuse de drogue était toujours là, une expression terrifiée sur son visage. Elle devait attendre le signal de son acolyte pour ouvrir la porte de la chambre froide, et ainsi permettre d’y précipiter l’espion. Maintenant, elle se disait qu’elle aurait mieux fait de fuir…

La porte s’ouvrit et, même si ce n’était peut-être qu’une illusion, Gal’Vron sentit la température de la pièce augmenter soudainement.
Par l’embrasure de la porte, il vit Vrela ‘Volamnee, un sac hideux à l’épaule, retenant par le coup celle qui l’avait enfermé ici.
« Gal’Vron ! Mais que diable vous est-il arrivé ? Expliquez-moi tout ça, puis votre plan… Mais avant, sortons d’ici ; j’ai ligoté le Brute derrière moi, et j’attendais votre avis pour décider du sort de cette créature… »
Il désigna la vendeuse de drogue.
« Un agent dans le système pourrait être utile… Ou bien prévoyez-vous autre chose ? Nous pouvons discuter ici, la zone est déserte… Oh, j’ai failli oublier : cet émetteur est à vous, je crois. »

[HRP/]Note : La couleur violette est celle que j'ai choisi pour mon personnage, mais c'est aussi celle du PNJ Ecorcheuse... Afin d'éviter la confusion, j'ai retiré la couleur du PNJ.[/HRP]
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Re: Hotline Rétribution.

Message par Gal'Vron le Mer 3 Déc - 20:35

Récupérant prestement son émetteur, Gal'Vron prit une inspiration en voyant l'autre pute et le paladin ; d'un côté il ne pouvait pas nier toute implication, mais de l'autre il ne pouvait pas tout avouer. Quel chieur! Ne pouvait-il donc pas se taire au lieu de poser tant de questions ; comment allait-il expliqué à cet élite naïf qu'il s'était fait piégé comme un bleu par la traînée qu'il tenait par le cou? Comment allait-il expliqué les raisons de sa présence ici?
Rog avait un talent certains pour dénicher les talents mais par contre pour les mettre à l'épreuve il surestimait un peu le potentiel cognitif de certaines recrues.
Le paladin n'était pas idiot, mais il manquait de finesse et c'est ce qui faisait la différence pour les missions délicates, après au vu du nombre de cri le sangheilli n'avait boxé que le gorille. Quant à l'autre déserteuse en puissance ça allait être une affaire de doigtée et de subtilité ; le meurtre était exclu car un élite et un écorcheur sortant d'une pièce avec deux morts était tout sauf discret. En faire une initiée était impossible, surtout après la gueulante de son collègue plus costaud ; elle voulait tirer son épingle du jeu mais hélas pour l’écorcheuse, elle n’assurait pas ses arrières et ne cloisonnait pas au maximum ses combines. Ce qui faisait d’elle une éponge à problèmes et Rog n’apprécierait pas de se traîner un boulet utile, non, on ne résolvait pas ce genre de problème par les façons traditionnels.

-Un mev-ut sur ta tête ce serait chiant non ? Commença Gal en rapace.

Peu étaient capables de comprendre les rapaces quand ils parlaient entre eux ; savant mélange d’anglais, de Covenants et de dialectes une conversation pouvait resté secrète aux étrangers de leurs races. Ne restait plus qu’à espérer que le Paladin ne parle pas le kig-yar.

-Et comment...

Les intérêts de la race, voilà ce qui prédominait sur tout le reste ; maintenir l’unité nationale qui était en péril face aux Covenants, athée de première l’écorcheur n’appréciait guère qu’on le double, mais son éducation ne lui permettait pas d’ignorer ses semblables. Préserver ses intérêts et ceux des autres, voilà comment marchait la vie chez eux ; une société martiale qui ne laissait pas de place à l’égoïsme.
Sortant une pièce de sa poche alors que la dealeuse s’était lancée dans un supplique dont même le paladin pouvait deviner le but rien qu’aux intonations, le chef de groupe lança la pièce en l’air et la laissa tomber sur le sol.
Face, une devise rapace sur le dos.
Soupirant devant le destin qui prenait encore une fois parti, le technicien regarda l’élite et la vendeuse.

-Un élite qui se sert dans les caisses d’ici. Ca te dit quelque chose ? Demanda Gal toujours dans son petit dialecte.
-Ils passent régulièrement des coups de fils et envoie un homme où deux prendre une commission sur ce que je gagne.

Encore un timbré qui cloisonnait toutes ses affaires au maximum possible, limitant le plus possible le contact avec les non initiés.

-Laissez tomber, elle ne nous servirait à rien ; quand une partie du corps pourri on ampute. Commença le technicien en Covenant. Quant à sa mort, ça ne servirait à rien de la tuer.

Une laisse de velours qui ne tenait que par l'honneur ; tout les deux étaient des pantins dont les fils d'aciers leurs donnait assez de marge pour penser par eux-mêmes. Si elle parlait la réaction en chaîne serait dévastatrice ; bataille rangée entre espions et mafieux ne faisait pas bon ménage et empiéter sur l'espace vital de l'autre de façon "officielle", s'il y avait quelque chose d'officiel la dedans, aurait de trop grandes répercussions.
Le choix était simple ; elle parlait et elle mourrait car on connaissait son visage, que ce soit de la main de Rog où de l'Elite inconnu, soit elle se taisait et tout reprenait comme avant.

-Y en a un autre qui passe plus régulièrement, une brute qui passe des appels.

Ca par contre ça intéresserait sans doute Vrela car lui n'avait jamais entendu parler d'un type comme ça.

-Je vous laisse finir l'interrogatoire, oh, n'oubliez pas de dire à votre collègue brute qu'il est tombé.
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